Cimier tji wara Bamana, Mali Bois dur à patine...

Lot 18
Aller au lot
40 000 - 60 000 €
Résultats avec frais
Résultat : 47 656 €

Cimier tji wara Bamana, Mali Bois dur à patine...

Cimier tji wara Bamana, Mali
Bois dur à patine brune, métal
H. 61 cm

Provenance:
- Collection Maurice Nicaud, Paris
- Collection privée française

Reproduction:
- Dominique Zahan, Antilopes du soleil
- Arts et Rites Agraires d'Afrique Noire, Edition A. Schendl, Vienne, 1980, planche 43, fig. IM 156

Les Bamanas sont un peuple mandingue principalement implanté au Mali. Six sociétés initiatiques régissaient leur vie sociale et religieuse et l'ensemble de la communauté masculine passait de l'une à l'autre suivant de complexes cérémonies de passage de grade accompagnées par des masques distincts, le plus souvent zoomorphes. La cinquième société était la société tji wara dont les danses exaltaient la fertilité de la terre et de l'ensemble de la communauté. Les cimiers étaient toujours portés par paire, l'entité masculine évoquant le soleil, la féminine, la terre. Les mythes fondateurs bamanas nous enseignent par ailleurs qu'une antilope-cheval (Hippotragus equinus) mâle a offert à l'homme la première céréale et lui a enseigné l'agriculture.
Debout, comme à l'arrêt sur une petite base rectangulaire, notre animal mythique supporte de ses longues pattes un corps stylisé à l'extrême. Le long cou en zigzag renvoie vers l'arrière, dans une position de défiance, l'importante tête surmontée de trois cornes et encadrée d'oreilles immenses. Si de face son faciès paraît humain -surmonté de ses cornes il ressemble à un masque-, le profil montre clairement une gueule largement fendue comme un hennissement de douleur.
Les belles solutions plastiques proposées ici par un sculpteur de grand talent, notamment dans l'attache des membres et le traitement du corps et du cou, confèrent à ce cimier un rang premier dans le corpus des œuvres Bamana connues à ce jour. Sa magnifique patine noire et laquée montre un usage répété et portant tout le soin et la vénération dont il était l'objet au sein de la société des danseurs de l'époque.


Bamana tji wara headdress, Mali
H. 24 in

Provenance:
- Former Maurice Nicaud collection, Paris
- French private collection

Reproduction:
- Dominique Zahan, Antilopes du soleil
- Arts et Rites Agraires d'Afrique Noire, Edition A. Schendl, Vienne, 1980, planche 43, fig. IM 156

The Bamanas are a Mandinka people mainly settled in Mali. Their social and religious life was organised by six initiation societies. All the male members of the community progressed from one to the other, after complex rites of passage involving distinct, mostly zoomorphic masks. The fifth society was the tji wara society, with dances exalting the fertility of the soil and of all the community. Crest masks were always worn in pairs, with a male element evoking the sun, and a female element illustrating the earth. The Bamanas' founding myths recount that a male roan antelope (hippotragus equinus) brought the first cereal to the humans and taught them agriculture.
As if posed at a standstill on a small rectangular base, our mythical animal stands on long legs supporting an extremely stylised body. In an attitude of distrust, the large head is thrown backwards by the long, zigzagging neck. The head is crowned with three horns and framed by huge ears. While the face seems human the profile clearly shows an animal's mouth open in a primal scream.
The great skill shown by the talented sculptor, especially the way the limbs are joined to the body, and the work on the body and neck, gives the crest mask a prominent place among the Bamana works that have come down to us. The magnificent black patina shows repeated use and consequently all the care and veneration given to the object in the society of dancers from the period.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue