[BOILEAU (Gilles)]

Lot 356
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Estimation :
600 - 800 EUR
[BOILEAU (Gilles)]
Les Œuvres posthumes de défunt Monsieur B. de l'Académie françoise, Contrôleur de l'Argenterie du Roy. Paris, Claude Barbin, 1670. In-12, maroquin rouge, janséniste, dentelle intérieure, tranches dorées sur marbrure (Hardy).
Édition originale.
Gilles Boileau était le frère aîné du satirique. L'ouvrage contient la traduction par l'auteur du quatrième livre de l'Énéide de Virgile, des poésies fugitives et des lettres.
On y trouve 2 intéressantes lettres écrites au grand Corneille en avril 1657 ; Boileau, qui souhaite réunir un recueil de vers sur la mort du président de Bellièvre, le sollicite, visiblement en vain: Je croy que vous, Monsieur, à qui cent vers coûtent moins qu'un couplet de chanson, ne refuserez pas un Madrigal ou une Epigramme (lettre du 10 avril) ; [...] pour la raillerie qui chatoüille & qui pique sans égratigner, je sçay qu'elle règne dans la plûpart de vos Comédies [...] Je ne vous demande que des loüanges. Vous dites que vous n'y excellez pas & que vous ne vous en meslez plus. Depuis quel temps avez-vous renoncé à un métier qui vous a fait ce que vous estes ? [...] Je voy bien, M. ce que c'est ; vous ne versez pas vos graces tous les jours ; elles sont chères & précieuses. [...] Ce silence que vous affectez vous sied fort mal (lettre du 29 avril).
Mors très légèrement fendillés. Rousseurs claires sur le titre.
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