GRAND RÉCIPIENT REPRÉSENTANT LA DIVINITÉ...

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GRAND RÉCIPIENT REPRÉSENTANT LA DIVINITÉ...

GRAND RÉCIPIENT REPRÉSENTANT LA DIVINITÉ "GI"

Culture Maya, nord-est du Petén, Guatemala Classique ancien, 300-600 ap. J.-C.
Céramique à engobe rouge brique à surface lustrée et décor gravé
H. 19,7 cm - D. 25,4 cm
Maya carved and incised cache vessel with profile head of GI, redware, Petén, Guatemala H. 7 3/4 in - D. 10 in

Provenance:
Acquis par l'actuel propriétaire fin 1980
Joyce Strauss, Denver. Actif du milieu des années 1960 aux années 1980
Publication:
Hellmuth, Nicholas, Monster und Menschen in der Maya-Kunst, Akademische Druck-u. Verlagsanstalt, Graz, 1987, p. 88, fig. 119 (dessin).
En argile peinte à l'ocre rouge puis gravée après cuisson, cette petite urne est une production du Classique ancien provenant de la région de Tikal, dans le nord-est de l'actuel département guatémaltèque du Petén. En général doté à l'origine d'un couvercle, ce type de récipient fait partie de ceux qui étaient associés à l'autosacrifice puis placés dans des caches.
Comme la plupart des pièces analogues, cet objet est à l'effigie, vue de profil, de la divinité dite "dieu GI de la Triade de Palenque". Celle-ci était la première-née d'une sorte de trinité maya. Selon les textes de Palenque, elle aurait été engendrée le 19 octobre 2360 avant J.-C. (d'après la constante 584.283 de la corrélation dite de "Goodman-Martinez-Thompson" entre calendriers maya et chrétien, la plus largement admise de nos jours par les mayanistes). Elle apparaît comme une sorte de jaguar anthropomorphe, bien qu'elle possède également des attributs aquatiques, signalés notamment par des nageoires de poisson curieusement placées sur son visage comme une moustache. Le titre qui est associé à son nom dans les inscriptions de Palenque montre qu'elle était en outre un avatar de la divinité du maïs. Elle se présente ainsi comme une figure, divinisée en "jaguar de l'inframonde", du héros Hun Ajaw « Un-Seigneur » auquel aimaient s'identifier les rois mayas de l'époque classique. Du reste, le signe de l'écriture maya qui représente sa tête était un céphalomorphe du signe Ahau dans le cycle divinatoire.
La divinité apparaît ici couronnée par une tige nouée de nénuphar qui évoque la tête du dragon Wits' (ou "dragon-nénuphar", reconnaissable à la plante nymphéacée qui le coiffe), un animal mythique composite qui symbolisait les étendues d'eau terrestre tels que les lacs, les étangs et les rivières dont les lits sinueux sont semblables à son corps de serpent. Dans la numération écrite céphalomorphe, cette créature symbolisait le nombre 13. Ahau étant le 20e signe du cycle divinatoire connu sous le nom de tzolkin dans le calendrier, on pourra également voir dans cette image une évocation des treize vingtaines soit 260 jours que compte chaque rouage de ce cycle.
Sur le couvercle de ces objets, faisait fréquemment écho à cette image une représentation du "bol quadripartite", ustensile directement lié au rituel d'autosacrifice.
JMH
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