Ɵ Masque de la Yuat River, population Biwat,...

Lot 37
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50 000 - 80 000 EUR

Ɵ Masque de la Yuat River, population Biwat,...

Ɵ Masque de la Yuat River, population Biwat, ou ‘masque Mundugomor', Sépik, Papouasie Nouvelle-Guinée, Mélanésie
Epoque: Fin XIXe
Bois, pigments
H. 29,8 cm - l. 25,2 cm - P. 15 cm
Yuat River mask, Biwat people, or ‘Mundugomor mask', Sepik, Papua New Guinea, Melanesia H. 11.42 in - W. 9.84 in - D. 5.91 in 000/
Provenance:
- Collecté par le Docteur Otto Schlaginhaufen, probablement le 2 aout 1909
- Dresden Museum
- Arthur Speyer, Berlin, par échange avec le Musée, après 1921
- Wayne Heathcote, UK
- Collection privée
Ce masque biwat puissant a la chance d'être très bien documenté. Le Dr Otto Schlaginhaufen (1879-1973) anthropologue, entomologiste et botaniste suisse, si il était plus intéressé par les crânes que les objets, a eu la chance de découvrir un groupe de trois masques biwat, très probablement le 2 aout 1909! Un autre de ces masques est publié dans Island Ancestors, Oceanic Art from the Masco Collection, Allen Wardwell, University of Washington Press, 1994, n°14.
(fascicules publiés à Dresde en 1910, Abhandlungen und Berichte des Staatlichen Museums für Völkerkunde Dresden, p. 7).
Il a fait deux brefs séjours en Nouvelle-Guinée allemande et il a expédié au Musée de Dresde, quelque 260 objets. Il a parcouru à pied et en pirogue, avec des gardes et des porteurs, les Monts Torricelli et la région du Ramu sans aller chez les Biwat. Il a donc pu trouver ces masques soit éloignés de leur région d'origine (les échanges entre populations Mundugomor, Tchambuli, Iatmul étaient nombreux tant sur le plan des objets que sur le plan culturel et religieux) soit à bord du bateau Siar, naviguant sur le Sépik en aout 1909.
Bibliographie:
-Margareat Mead, Tamberans und Tumbuans in New Guinea, Magazine AMNH, 1934.
Deux hypothèses, en effet, peuvent expliquer que Schlaginhaufen ait trouvé ces masques non sur le cours de l'Yuat River, qu'il n'a pas exploré, mais dans un village des rives du Sépik:
- soit les ‘Mundugomor' vendaient, après usage, leurs cérémonies, leurs chants et les objets allant avec - comme le pense Christian Kaufman dans l'article de Pacific Arts, New Series, vol. 9, n°1, 2010 - et Schlaginhaufen a pu alors acquérir les objets du rituel.
- soit les populations sujettes des ‘Mundugomor' qui leur faisaient produire leurs masques dans les vastes marais avoisinants livraient le même type d'objets a encore d'autres populations sur les rives du Sépik.
De fait, nous sommes en présence de l'un des plus anciens ‘masques Mundugomor'- travaillé à l'outil de pierre - collectés à notre connaissance. Seul, l'exemplaire du Musée de Boston (MFA 1994.400) est donné comme collecté en 1900. Il faudra attendre plus de 10 ans et les années 20 pour que d'autres masques rejoignent les collections occidentales (par exemple, Kelm, 1966, ill. 206 à 210 collectes 1924/1928).
Ces masques, objets secrets s'il en fût, étaient montrés par les anciens lors des cérémonies d'initiation. Ce n'étaient pas des masques de danse. Ils représentaient l'esprit crocodile Asin, figure essentielle du panthéon animal de la population Biwat.
Les bouchons de flûtes et les tambours à eau servent dans des cérémonies comparables chez les ‘Mundugomor'.
Nous sommes ici en présence d'un masque témoin d'une époque lointaine, avec une histoire connue, qui allie à ses qualités esthétiques, la force et la férocité de l'esprit Asin.
Kaufmann dans Ombres de Nouvelle-Guinée, 2006, (p. 106-107, ill. 8 et 9) les deux photos de Speiser montrant l'utilisation de masques biwat dans des cérémonies sur les bords du cours inférieur du Sepik (ce qui fait l'objet de son article de 2010).
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