Le cimier Tyiwara en zigzag de la collection...

Lot 46
60 000 - 90 000 €

Le cimier Tyiwara en zigzag de la collection...

Le cimier Tyiwara en zigzag de la collection Smiley
Représentant un couple anthropozoomorphe, Bamana, Mali
Période présumée: XIXe siècle
Bois à patine croûteuse épaisse, clous en métal dans les yeux, fibres rouges et noires
H. 59,7 cm
Ciwara zigzag headdress from the Smiley collection, Bamana, Mali
H. 23.5 in Provenance(s):
- Morton Dimondstein, Los Angeles
- Collection Cecilia et Irwin Smiley, New York
- Collection privée américaine
Il existe des centaines de cimiers Tyiwara Bamana. Avec la révélation de celui de la collection Smiley, on répertorie seulement 5 cimiers en zigzag, ainsi ceux de:
- Charles Ratton et William Rubin avec un visage et des cornes (Cf. Sotheby's New York, 11 mai 2012, Lot 69)
- Léo Frobenius avec un visage et des cornes (n° inv. 11.1.469 du Museum für Völkerkunde, Hamburg)
- Gaston de Havenon, New York, avec un visage et des cornes (Museum of African Art, 1971, fig. 59)
- Galerie Kamer, en couple sans visage avec des cornes (R. Goldwater, Bambara Sculpture of the Western Sudan, The Museum of Primitive Art, New York, n°112, p. 63, Art.60.7)
- et maintenant, Cecilia et Irwin Smiley, en couple avec un visage humain et sans corne
Avec ce cimier Tyiwara représentant un couple dont les corps élancés en zigzag sont dominés par une tête humaine, nous sommes face à une création unique à notre connaissance.
Vues de face, les deux colonnes en zigzag très graphiques, contribuent à l'impact visuel dès que le cimier se met en mouvement. Ce cimier symbolise ainsi le port altier et l'élégance des longues cornes de l'oryx beïsa. Dans l'archaïsme de leur conception, l'abstraction qui les caractérise, les deux colonnes en zigzag se répondent avec subtilité, conférant au cimier l'apparence d'une vibration, et les deux têtes se rejoignent donnant beaucoup de sensibilité à cette oeuvre.
English translation at the end of the catalog page 148
La coupe de Hogon de Tristan Tzara
L'année 2016 a célébré le centenaire du mouvement dadaïste avec des expositions et des publications à Zürich et Strasbourg rendant hommage aux fondateurs du mouvement Dada, en particulier, Han Coray (1880-1974) et Tristan Tzara (1896-1963). Ils étaient les deux collectionneurs d'art non européens qui ont su stimuler le mouvement Dada.
La passion de collectionner de Tzara était en symbiose avec ses talents de poète et d'écrivain. Son travail de critique et de théoricien de l'art en fut l'aboutissement.
Qu'il soit permis de citer ces quelques lignes prises dans la revue ‘SIC', Paris, 1917, n°21-22:
Mon autre frère est naïf et bon et rit: il mange en Afrique ou au long des iles océaniennes.
Il concentre sa vision sur la tête, la taille dans le bois dur comme du fer, patiemment, sans se soucier du rapport conventionnel entre la tête et le reste du corps. Sa pensée est: l'homme marche verticalement, toute chose de la nature est symétrique. (...) (...) Du Noir puisons la lumière. Simple, riche, naïveté lumineuse. Les matériaux divers, balances de la forme. Construire une hiérarchie équilibrée.
Il commença à collectionner vers 1917 et ne s'arrêtera que peu avant son décès en 1963. Cette coupe faisait partie des objets phares de la collection.

The Tristan Tzara Hogon bowl
In the year 2016 was celebrated the centenary of the Dadaïsm with exhibitions and publications in Zurich and Strasbourg as an homage to the founders of the Dada movement Han Coray (1880-1974) and Tristan Tzara (1896-1963). Both of them were collectors of extra-European art and knew how to stimulate the Dada movement.
Tzara's passion for collecting art was in symbiosis with his talents as a poet and a writer. His work as a critic and an art theorist was the successful realization of it.
He started collecting around 1917 et stopped only a short time before his death in 1963.This bowl his part of the highlights of his collection which he allowed himself to talk about.
These few lines from the revue SIC, Paris, 1917, n°21-22: My other brother is naïve and good and laughs: he eats in Africa or along the Oceanian islands.
He focuses his vision on the head, cut it into wood as hard as iron, patiently, carefree of the conventional ratio between the head and the rest of the body. His thought is: the man walks vertically, everything in nature is symmetrical.
From Black let us draw light. Simple, rich, luminous naïveté. Diverse materials, balance of the form. Building a balanced hierarchy.
He began collecting around 1917 and stopped shortly before his passing in 1963. This bowl is part of the masterpieces of his collection.
CIWARA ZIGZAG HEADDRESS FROM THE SMILEY COLLECTION, BAMANA, MALI H. 23.5 in This Ciwara headdress depicting a couple whose slender bodies in zig zag are finished by a human head is, to our knowledge, a unique creation.
Viewed from the front, the two very graphic zig zag columns contribute to the visual impact as soon as the headdress moves. This headdress symbolizes the fine figure and elegance of the long oryx beïsa horns. In the archaism of their conception and the abstraction that characterizes them, the two zig zag columns are subtly responding to each other, and the heads meet giving a deep sensibility to this work.
A few hundred of Tyiwara Bamana headdress exist. With the revelation of the one from the Smiley collection, only 5 zigzag headdress are listed:
-Charles Ratton and William Rubin with a face and horns (Cf. Sotheby's New York, May 11th 2012, lot 69)
-Léo Frobenius with a face and horns (n° inv. 11.1.469 of Museum für Völkerkunde, Hamburg)
-Gaston de Havenon, New York, with a face and horns (Museum of African Art, 1971, fig. 59)
-Kamer Gallery, in faceless couple with horns (R. Goldwater, Bambara Sculpture of the Western Sudan, The Museum of Primitive Art, New York, n°112, p. 63, Art.60.7)
-and now, Cecilia and Irwin Smiley, in couple with a human face and without hornØ$E
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