Statue féminine, Dan, Lümè, Liberia, Côte...

Lot 42
Aller au lot
250 000 - 350 000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 287 550 EUR

Statue féminine, Dan, Lümè, Liberia, Côte...

Statue féminine, Dan, Lümè, Liberia, Côte d'Ivoire
Epoque présumée: Fin du XIXe siècle
Bois, métal, fibres, Kaolin
N°196 en rouge sous la main gauche (numéro de la collection du Comte Baudoin de Grunne)
H. 51,8 cm
Dan female figure, Lümè, Liberia, Côte d'Ivoire
H. 20.4 in 
Provenance(s):
- Collection Nancy et Richard Bloch, Los Angeles
- Sotheby's, Londres, 2 juillet 1990, lot 61
- Philippe Guimiot, Bruxelles
- Collection du Comte Baudouin de Grunne, Bruxelles
- Bernard de Grunne, Bruxelles
- Collection privée new-yorkaise
Publication(s):
- Jean-Baptiste Bacquart, The Tribal Arts of Africa. Londres, Thames and Hudson, 1998, p. 38, figure 6
- Philippe Guimiot, Regard sur une Collection, Bruxelles: Art et Objects Tribaux II, 1995, planche 10
- Primitifs (Magazine). n°6, Septembre-Octobre 1991, 4e de couverture, publicité de Philippe Guimiot
- Arts d'Afrique Noire, n°13, 1975, publicité de la Pace Gallery, New York
Si il existe des centaines de masques Dan, les statues sont elles très rares surtout pour atteindre ce niveau de perfection.
Il est aussi peu fréquent en Afrique que les objets soient sculptés pour répondre à de purs critères esthétiques comme c'est le cas de ces statues qui sont des commandes de notables pour honorer la beauté de leurs épouses. Ce point de vue est conforté par Hans Himmelheber qui a recueilli la biographie et les rêves du sculpteur Zlan, de son vrai nom Sra, signifiant Dieu qui disait: « Ce nom, les gens me l'ont donné car, comme Dieu, je suis capable de créer de belles choses avec mes mains ». [Negerkunst und Negerkünstler, 1960]. C'était donc un objet de prestige pour son propriétaire qui ne le sortait que lors de cérémonies spéciales ou pour des invités de marque.
Il existe entre les commanditaires et les sculpteurs de ces oeuvres un consensus sur les critères de beauté propres à cette région Dan/Wé, Mano, baignée par les deux rives du fleuve Cavally.
Un premier regard note le parfait équilibre de ce corps, auquel le buste légèrement incliné vers l'avant confère un mouvement sur des jambes semi-fléchies et galbées. Les épaules horizontales, et larges, tirées vers l'arrière, dépassent le point d'attache des bras eux-mêmes détachés du corps. Le traitement du dos avec ses omoplates marquées et sa longue nervure centrale ample et profonde donne beaucoup de force à la sculpture.
Les proportions générales de cette oeuvre - tout en gardant les canons Dan - sont plus fines que d'autres oeuvres très connues du sculpteur Zlan.
Le visage est très fin et harmonieux avec sa double scarification frontale, que l'on retrouve sur les masques Dan-Mano du Libéria, ses yeux mi-clos et étirés portant le « loup » de kaolin des jeunes femmes, le nez est petit au-dessus d'une bouche ourlée s'entrouvrant sur deux petites dents métalliques. La coiffure très élaborée est composée de quatre nattes principales sculptées dans lesquelles s'insèrent des fibres végétales elles-mêmes tressées avec soin, qui recouvrent une partie du front et son bandeau transversal sculpté.
A la base du cou, on note une petite marque en creux qui n'étant pas de nature anatomique pourrait alors être la signature d'un sculpteur du Libéria dont nous connaissons une autre oeuvre par ce détail.
Les mains sont larges et sculptées et tous les doigts sont repliés à l'intérieur de la paume à l'exception du pouce en position frontale. Les seins plats et de volume réduit, pour la culture, étaient recouverts de kaolin dont il subsiste des traces visibles. Trois belles scarifications tégumentaires rayonnent à partir du nombril.
L'oeuvre est dans un superbe état de conservation.
Très belle patine d'usage allant du noir au brun-foncé avec des traces de kaolin.

DAN FEMALE FIGURE, LÜMÈ, LIBERIA, CÔTE D'IVOIRE H. 20.4 in Publication(s):
-Jean-Baptiste Bacquart, The Tribal Arts of Africa.
London, Thames and Hudson, 1998, p. 38.
-Philippe Guimiot, Regards sur une Collection, Brussels: Art et Objects Tribaux II, 1995, planche 10.
-Primitifs (Magazine). N°6, Septembre-Octobre 1991, 4e de couverture, publicité de Philippe
Guimiot.
-Arts d'Afrique Noire, n°13, 1975, publicité de la Pace Gallery, New Yorko
If hundreds of Dan masks exist, the sculpture are very rare, mostly those which reach such a level of perfection.
Also, it is not often in Africa that objects are sculpted to respond only to pure aesthetic criteria, which is the case of these statues which are leader's commissions to honor the beauty of their spouses. This point of view is reinforced by Hans Himmelheber who collected the biography and dreams of the sculptor
Zlan, his real name Sra, meaning God, who said: 'People gave me this name because, just like God, I am capable of creating beautiful things with my hands'. [Negerkunst und Negerkün-stler, 1960]. It was a prestigious object for his owner, who took it out only for special ceremonies and for the important guests.
There is a consensus between sponsors and sculptors on beauty criteria peculiar to this Dan/Wé aera, Mano, soaked by the river Cavally.
The perfect balance of the body appears at first sight, which bust slightly leaning forward endows a movement on half bended and rounded legs. The horizontal and wide shoulders, pulled back, exceeding the mooring of the arms detached from the body. The crafting of the back, with its marked shoulder blades and its ample and profound central rib gives a lot of force to the sculpture. The general proportion of this work - still keeping Dan canons - are finer than other famous works from the sculptor Zlan.
The face is fine and harmonious with its frontal double scarification, that is also found on Dan-Mano masks from Liberia, its stretches half-closed eyes wearing the kaolin eye-mask of the young women, the nose is small above a rimmed mouth halfopened on two little metallic teeth. The very elaborate headdress is made of four main braids sculpted in which are inserted carefully braided vegetal fibers, covering a part of the forehead and its sculpted transverse headband.
At the base of the neck, we note a small hollow mark which is not of an anatomical nature but could be the signature of a sculptor from Liberia, of whom we know another work by this very detail.
The hands are wide and sculpted and all the fingers are fold into the palm except from the thumb in frontal position.
The flat and of reduce volume breast, for the culture, are covered with kaolin which traces remain. Three beautiful integumentary scarifications radiate from the navel.
The work is in a superb state of preservation.
Very beautiful patina from black to dark brown with traces of kaolin.
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de ventes
Retourner au catalogue