ÉCOLE SUISSE

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ÉCOLE SUISSE

Revue passée à St Sulpice par le 1er Consul, avant le passage du St Bernard Le général Bonaparte chevauche à la tête de quatre officiers de son état-major, à la rencontre du général commandant la prise d'armes (vraisemblablement le général en chef de l'armée de réserve Alexandre Berthier). Les troupes à pied portent l'arme à l'épaule. Au centre, un petit groupe de musiciens militaires (dont chapeau chinois, serpent, tambour) attend les ordres. Au premier plan et sur les côtés, des civils contemplent le spectacle. Aquarelle sur papier encadrée sous verre, baguette dorée moderne. 40,5 x 52,5 cm Suisse, Vaud vers 1800. PhM État de conservation: bon. Éraflures, quelques rousseurs. Provenance: Michel Ney (1769-1815), maréchal d'Empire (1804), duc d'Elchingen (1808) et prince de la Moskowa (1813). Par hérédité et descendance, les héritiers de Laetitia Germaine Marie Agnès Ney d'Elchingen (1940-2005), fille unique de Michel Georges Napoléon Ney d'Elchingen (1905-1969), 6e prince de la Moskowa (1933). NOTE - Le 12 mai 1800, à Saint-Sulpice près de Lausanne, Bonaparte passa en revue et harangua près de 20.000 soldats prêts à franchir les Alpes par le col du Grand Saint-Bernard pour conquérir, lors d'une deuxième campagne, l'Italie occupée par les troupes austro-russes de la deuxième coalition, commandée par le généralissime russe Souvorov. Le Bulletin helvétique du 14 mai 1800 relata ainsi cette revue d'inspection: «Le Premier Consul est arrivé ici vers les 4 heures du soir; il était à cheval, précédé du superbe 12e de hussards, de la 58e de ligne et de deux bataillons d'infanterie légère, et entouré du général Berthier, de plusieurs autres généraux et de l'état-major général. Une foule de peuple était accourue pour voir cet homme extraordinaire, dont le génie et la fortune ont étonné l'Europe et balancent les efforts de la coalition. Un cri général de: «Vive Bonaparte!» s'est fait entendre de toutes parts, et le héros a paru sensible à ce transport de joie et d'admiration que sa présence excitait.» À cette date, le général de division Michel Ney était en poste à l'armée du Rhin. Cette aquarelle vint en sa possession vraisemblablement lors de son séjour ultérieur en Suisse. Le 28 septembre 1802, Ney prit le commandement de l'armée française en Suisse et, le 17 octobre 1802, il y fut nommé ministre plénipotentiaire
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