Psautier férial. En français, manuscrit enluminé... - Lot 18 - Binoche et Giquello

Lot 18
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200000 - 250000 EUR
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Résultat : 247 332EUR
Psautier férial. En français, manuscrit enluminé... - Lot 18 - Binoche et Giquello
Psautier férial.
En français, manuscrit enluminé sur parchemin.
France, Paris, vers 1520-1530.
Avec 7 grandes miniatures par l'artiste désigné comme «Exécutant principal des Statuts de l'Ordre de Saint-Michel», proche du «Groupe Colaud», parfois désigné comme «associé privilégié d'Etienne Colaud» 166 ff., avec ff. 164-166 blancs à l'exception d'une marque de provenance au recto du f. 166, feuillets précédés et suivis de deux feuillets de garde de papier, manuscrit complet [collation : i2, ii8+1 (singleton inséré en début de cahier), iii-xxi8], parchemin très fin, écriture humaniste à l'encre brune, d'une grande régularité par un calligraphe fort soigné, 22 longues lignes par page (justification : 55 x 90 mm), réglure à l'encre rouge pâle, quelques signatures anciennes, rubriques en rouge, bout-de-lignes en rouge ou bleu avec décor doré à l'or liquide, initiales de 1- à 2 lignes de hauteur peintes en rouge ou bleu avec décor doré à l'or liquide, plus grandes initiales marquant les grandes divisions fériales tracées à l'or liquide sur un fond bleu avec rehauts blancs, une grande initiale introduisant le psaume 1, initiale B peinte en bleu avec rehauts blancs sur un fond rouge foncé avec décor doré (5 lignes de hauteur), avec 7 GRANDES MINIATURES inscrites dans des encadrements architecturaux enluminés (la première miniature à pleine page, placée en frontispice ; les autres placées au-dessus de quelques lignes de texte).
Reliure du XIXe siècle. Plein velours cramoisi, plats ornés de 4 écoinçons métalliques ouvragés et un cabochon central, dos muet, tranches dorées, gardes de papier marbré peigné ; deux fermoirs métalliques ouvragés formant les lettres «P» et «J». Légères marques d'usure sur les coupes et aux coiffes ; petite fente au mors supérieur du premier plat. Intérieur en parfait état (quelques taches éparses, sans gravité). Manuscrit sous emboîtage moderne articulé, demi-maroquin rouge, doublure de maroquin, lettres dorées au dos «Psautier d'Urfé». Reliure en excellent état de conservation.
Miniatures en superbe état. Quelques taches sans gravité au parchemin (ff. 3v, 4, 70v).
Dimensions du manuscrit : 100 x 160 mm ; dimensions de la reliure : 110 x 167 mm.
Manuscrit dans un état de fraîcheur remarquable avec des couleurs chatoyantes et des inscriptions anciennes du XVIe siècle qui font remonter ce manuscrit à une grande famille du Bourbonnais, celle des d'Urfé, célèbre famille de bibliophiles, de mécènes et de littérateurs.
Admirablement calligraphié par une main française imitant l'humanistique italienne, ce manuscrit contient les Psaumes de David suivis des textes des cantiques, illustrés d'un cycle iconographique de sept miniatures peintes par un artiste parisien proche d'Etienne Colaud, dit «l'associé privilégié» de Colaud, ou «Exécutant principal des Statuts de l'Ordre de Saint-Michel» avec lequel Etienne Colaud entretenait des liens étroits.
Ce manuscrit présente un cycle iconographique fort original, car il s'agit bien plus d'illustrer la biographie de David, que le contenu des psaumes bibliques. Les passages de la Bible illustrant la biographie de David sont empruntés aux deux premiers Livres des Rois (I Samuel et II Samuel). Cette tradition narrative est ancienne, et l'exemple le plus achevé en Occident se trouve sans doute dans un manuscrit confectionné à Cîteaux entre 1109 et 1111, la Bible d'Etienne Harding (Dijon, BM, 14, f. 13) : elle connut un beau développement à l'époque romane, puis s'étiola. Il est plus étonnant de retrouver ce cycle iconographique dans un manuscrit du XVIe siècle et ces miniatures démontrent une culture biblique réelle avec un programme iconographique étudié.
L'artiste qui a peint ce Psautier fut baptisé d'après les oeuvres réalisées pour les manuscrits des Statuts de l'ordre de Saint-Michel dont on recense seize manuscrits et un feuillet isolé. Cet artiste fut baptisé «Exécuteur principal des Statuts» car on lui attribue un certain nombre de manuscrits des Statuts commandés par le roi François Ier (18 manuscrits en 1523 ; 6 manuscrits en 1528) (voir Cousseau, 2016, pp. 116-117 ; et travaux antérieurs de Paul Durrieu (1911)), associés dans les quittances à Etienne Colaud, qui joua sans doute le rôle de libraire responsable des commandes : «Son activité s'apparente donc plutôt, bien qu'il n'en prenne pas le titre, à celle d'un libraire recevant une somme globale et assumant le rôle d'intermédiaire entre les divers exécutants...» (Cousseau, 2016, p. 118). Notre artiste, «l'Exécutant principal des Statuts» devait être sous les ordres ou du moins «associé principal» dans cette tâche : Colaud eut recours aussi à d'autres artistes parisiens pour le seconder, tels des artistes du «Groupe Bellemare» (voir les travaux de Guy-Michel Leproux). L'artiste dit «Exécutant principal des Statuts» a réalisé sept des manuscrits des Statuts : cet ensemble est décrit par Cousseau qui conclut : «Il [Etienne Colaud] n'est donc pas, comme on avait pu
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