MEURSIUS (Joannes)

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MEURSIUS (Joannes)

Athenae Batavae. Sive, De urbe Leidensi, & Academiâ [...]: libri duo. Leyde, Andries Clouck et Elsevier, 1625.
In-4, 22 ff.n.ch. (y compris le frontispice) et 351 pp.: vélin marbré, restes de lacets, tranches mouchetées de rouge (reliure de l'époque).
Édition en partie originale de cette importante monographie sur l'université de Leyde, publiée par Jean Meursius (1579-1639), érudit et philologue hollandais qui y professa l'histoire et la langue grecque dès 1610. C'est la première et la seule édition de cet ouvrage parue sous le titre d'Athènes Batave.
L'épître dédicatoire est adressée au roi Christian IV du Danemark, lequel nomma Meursius historiographe royal.
L'ouvrage débute par une description sommaire de la ville de Leyde, extraite de la Beschrijvinge der Stad Leiden (1614) de Jean Orlers. Le reste du volume est occupé par une description de Leyde, de l'université et de ses bâtiments annexes, et surtout par de nombreuses biographies des plus illustres professeurs et autres personnalités attachées à cette institution, agrémentées d'épigrammes, d'épitaphes, etc.
Très jolie illustration gravée en taille-douce, comprenant un titre-frontispice par Swanenburg, 8 (sur 9) planches dépliantes, dont 2 relatives à la cartographie de Leyde et une représentant le siège de la ville par les Espagnols en 1574, 10 figures dans le texte (la bibliothèque universitaire, le jardin botanique, l'amphithéâtre anatomique que Descartes fréquentera quelques années plus tard, etc.), une figure à pleine page (p. 170: épitaphe de Scaliger), et 52 portraits à pleine page (Guillaume d'Orange, à qui l'on doit la fondation de l'université en 1575, Janus Dousa, Bonaventure Vulcanus, Juste Lipse, Scaliger, Merula, Charles de L'Écluse, Grotius, Heinsius, Vossius ou encore Meursius lui-même).
Exemplaire de Nicolas Chorier (1612-1692), avec son ex-libris manuscrit daté 1653 en tête du frontispice.
Provenance séduisante quand on sait que cet historien et avocat du Dauphiné publia clandestinement des textes libertins faussement attribués à l'humaniste Meursius.
Curieuse reliure du temps en vélin marbré.
La marbrure a été posée sur la peau comme sur une feuille de papier, c'est-à-dire qu'elle a été trempée dans un bac contenant la peinture. On ne connaît pas d'autre exemplaire de vélin ainsi marbré.
Des bibliothèques Eugène Chaper (1827-1890), bibliophile dauphinois dont une partie de la bibliothèque est à Grenoble, et Charles Vander Elst.
Il manque la planche légendée Gratiarum actio. Petites réparations au verso des planches cartographiques, gravure page 170 un peu rognée en tête. Cahiers un peu jaunis.
(Bibliotheca Belgica, VII, col. 872-873.- Rahir, Les Elzévier, nº200.- Willems, nº 237.)
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