ILBERY, London - Fin du XVIIIe siècle

Lot 168
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ILBERY, London - Fin du XVIIIe siècle


Montre en or émaillé fabriquée pour le marché chinois avec double entourage de demi-perles. Boîtier sur charnière avec un entourage de demi-perles recto-verso et un médaillon en émail polychrome représentant une scène de montagne avec un lac, la bélière ainsi que l'intérieur polylobés. Cadran en émail blanc avec chiffres romains, minuterie chemin de fer et trotteuse centrale, la cuvette ciselée de motifs feuillagés. Mouvement dit «calibre chinois» entièrement ciselé et gravé avec barillet suspendu, échappement duplex, balancier spiral trois bras avec contrepoids, rubis sur l'axe de balancier avec raquette de réglage, platine signée «Ilbery, London 7176».
Diam. 60 mm
Poids. 155,5 g
Williem Ilbery (1760-1839) est le plus reconnu de tous les fabricants de montres pour le marché chinois. Pour bon nombre de ses montres émaillées, il utilise des mouvements finement gravés incorporant des échappements duplex et des boîtiers extérieurs sertis de perles. La scène émaillée polychrome nous rappelle le travail de l'émailleur genevois Jean-Louis Richter, considéré comme l'un des plus grands talents de son époque du début du XIXe siècle.
Actif à Londres à partir de 1780 dans Goswell Street, il s'installe à Duncan Terrace vers la fin du XVIIIe siècle. Après James Cox à Londres et Jaquet Droz en Suisse, il s'est également spécialisé dans la production de montres de luxe pour le marché chinois. Les boîtiers de ses montres étaient somptueusement décorés par les meilleurs émailleurs genevois, comme Jean-François-Victor Dupont, qui signait habituellement son travail, et Jean-Louis Richter, qui signait rarement. Il organise la production en Suisse, principalement à Fleurier, de mouvements abondamment gravés pour le marché asiatique.
Le nom d'Ilbery est toujours présent dans les plus grandes collections de montres anciennes vendues aux enchères, celle du Time Museum chez Sotheby's à New York en 1999 ou encore celle de la Collection de Lord Sandberg en 2001 à Genève. Une section complète est dédiée aux montres signées de cet horloger dans le livre du Patek Philippe Museum, Volume III, The Emergence of the Portable Watch, pp. 425 à 448.
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