CENDRARS (Blaise)

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CENDRARS (Blaise)

J'ai tué. Prose par Monsieur Blaise Cendrars et 5 dessins de Monsieur Fernand Léger. Paris, La Belle Édition, 1918.
In-8 carré [180 x 179 mm] de (16) ff. et 2 planches hors texte: demiveau noir gaufré “petits carrés”, bords des mors recouverts de colonnes demi-rondes de veau en deux tons gaufrées “petits carrés”, prolongées en tête et en queue d'une barrette d'ébène, plats souples en veau blanc peint d'un fond bleuté et monotype noir, barrette d'ébène dans les angles, doublures de nubuck rouge, gardes de nubuck bleu, entièrement non rogné, couverture illustrée conservée, étui en demi-veau bleu (Jean de Gonet, 1995).
Édition originale.
Tirage limité à 353 exemplaires, celui-ci sur vergé à la forme (n° 112).
Premier livre illustré par Fernand Léger: 5 compositions reproduites au trait, deux dans le texte tirées en rouge, deux hors texte tirées en bleu et une en jaune et bleu sur la couverture.
Le texte imprimé en rouge est composé sans alinéa ni retrait de ligne, formant un carré occupant la page, selon la mise en page de François
Bernouard.
Un des témoignages les plus bouleversants sur la Grande Guerre.
Bien que Suisse, Blaise Cendrars s'engagea dans la Légion étrangère dès les premiers jours de la Grande Guerre: blessé en 5, il fut amputé de la main droite.
J'ai tué témoigne du désarroi du poète confronté à sa propre sauvagerie: “J'ai tué le Boche. J'étais plus vif et plus rapide que lui. Plus direct. J'ai frappé le premier. J'ai le sens de la réalité, moi, poète. J'ai agi. J'ai tué. Comme celui qui veut vivre.”
Cette première collaboration de Blaise Cendrars avec le peintre Fernand Léger fut suivie, l'année suivante, par La Fin du monde filmé par l'ange Notre-Dame.
Envoi autographe signé sur le faux titre:
Au Dr F. C. Écot j'ai tué parce que j'ai voulu vivre !.. Blaise Cendrars 1953
Très séduisante reliure souple de Jean de Gonet exécutée en 1995.
Les plats en veau blanc ont été peints d'un fond bleuté en différents tons et imprimés d'un monotype noir.
(Peyré, Peinture et Poésie, le dialogue par le livre, 2001, nº 14: “Sûr témoignage (sans conteste le plus grand avec celui de Céline), Cendrars a écrit J'ai tué, aveu implacable, remontée du néant, un noyé troue le sol, la parole martèle la matière de l'indicible: la guerre fut et l'abandon et l'extrême.”- Bibliothèque Jacques Doucet, Livre espace de création de Mallarmé aux artistes contemporains, 2017, nº 19.- Skira, Anthologie du livre illustré, n° 199.)
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