École française vers 1800, d'après le morceau de réception d'Etienne Maurice Falconet (1716-1791) à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture

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École française vers 1800, d'après le morceau de réception d'Etienne Maurice Falconet (1716-1791) à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture


Milon de Crotone
Bronze à patine brune H: 61 x L: 60 x l: 48 cm
Oeuvres en rapport:
Milon de Crotone, esquisse en plâtre agréée le 29 août 1744, au Salon de 1745, Académie des Beaux-arts de Saint-Petersbourg, n°170. Cet exemplaire fut offert par Falconet en 1766.
Milon de Crotone, morceau de réception en marbre, 1754, H: 66.8 x L. 64.9 x l: 51.2, Musée du Louvre, Paris, N° d'inv. MR1847.
Un exemplaire en terre cuite figura à la vente La Live de Jully en 1770, puis à la vente Houdon en 1828, et deux autres sont conservés au Musée de l'Hermitage, Saint-Pétersbourg.
Une copie en bronze a été réalisée à partir du plâtre original, dans le château Kouskovo, demeure du Comte de Cheremetev près de Moscou.
Littérature en rapport:
- Louis Réau, Etienne-Maurice Falconet, 1922, vol. I, p. 132, ill. pl. III.
- Marguerite Charageat and Michèle Beaulieu, Louis XV et Rocaille, Juillet- Septembre 1950, Musée de l'Orangerie des Tuileries, édition des Musées Nationaux, 1950, no. 34, ill. pl. V.
- (Sous dir.) Jean-René Gaborit, Sculpture française. II. Renaissance et Temps modernes, RMN, Paris, 1998.
Etienne Maurice Falconet décida pour son agrément à l'Académie, de reprendre le sujet de Milon de Crotone, cet athlète grec du VIe siècle avant notre ère, mort par vanité. C'est en ayant présumé de sa force, jusqu'alors invaincue, que l'ancien champion des jeux d'Olympie, âgé et présomptueux, ne put s'échapper d'une souche qu'il voulait déraciner.
La reprise du sujet et du choix du lion plutôt que le loup, illustre la volonté de Falconet de rivaliser avec le grand marbre de Pierre Puget (...). Celui-ci était visible dans les jardins de Château de Versailles et est aujourd'hui conservé au Musée du Louvre.
La fonte de notre exemplaire en bronze exécutée vers 1800 est soignée d'une belle nervosité, les reprises à froid offrent d'intéressants contrastes de matière entre le tronc, le pelage du lion et les carnations de l'athlète.
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