Saint Marcoul en marbre sculpté, dos ébauché.... - Lot 18 - Binoche et Giquello

Lot 18
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Estimation :
5000 - 6000 EUR
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Result : 6 500EUR
Saint Marcoul en marbre sculpté, dos ébauché.... - Lot 18 - Binoche et Giquello
Saint Marcoul en marbre sculpté, dos ébauché. Le saint ermite est coiffé d'un bonnet conique laissant échapper les boucles de sa chevelure formant une couronne autour de son front ; il est revêtu à même la peau d'un habit grossier faisant office de cilice ; il tient contre lui un lièvre de ses deux mains dans un geste de protection.
Italie du nord, Lombardie, atelier de Giovanni da Campione (vers 1320, Campione - vers 1375, Campione), milieu du XIVe siècle
Hauteur : 89,5 cm
(tête cassée et recollée, encoches de fixation, la plus importante sur le bras gauche, légères érosions)
La légende de saint Marcoul (ou Marculphe, Marcou) fait l'objet de plusieurs versions selon les sources hagiographiques. Missionnaire et saint ermite, il fonda une abbaye bénédictine au VIIe siècle mais c'est au culte de ses reliques qu'il doit sa popularité car il était en effet réputé au Moyen Âge pour guérir les scrofules et les écrouelles. Dans sa légende donnée par Les Petits Bollandistes, il est raconté un épisode relatif à un lièvre : “Comme il faisait son second voyage à la cour pour obtenir la confirmation des donations faites à ses monastères, il se reposa sur les bords de la Vise. Un lièvre, pressé par les chiens, se réfugia sous son habit, mais les chasseurs obligeant le saint à le lâcher, le pauvre animal s'enfuit, tandis que les chevaux et les chiens restaient immobiles. Un de ces cavaliers voulut pousser le sien à force d'éperons mais il fut renversé par terre et dangereusement blessé. Marcoul, malgré les injures qu'il en avait reçues, s'approcha de lui, et, faisant le signe de la croix sur ses plaies, le guérit aussitôt entièrement”.
Le style particulier de cette sculpture permet de la rapprocher des bas-reliefs de la Basilique Santa Maria Maggiore de Bergame et de son baptistère. On y retrouve, outre la facture brutale et expressive, les visages larges marqués par des sillons naso-labiaux prononcés, les boucles juxtaposées des barbes renvoyant à celles du saint Marcoul et des mains parfois surdimensionnées (fig.).
Ouvrages consultés :
- Mgr P. Guérin, Les petits Bollandistes : vies des saints. T. V, Du 24 avril au 18 mai, Paris, 1876, p. 189-194. - H. Decker, Gotik in Italien, Vienne et Munich, 1964, pl.15-16.
A carved marble Saint Marcoul, Northern Italy, Lombardy, workshop of Giovanni da Campione (c. 1320, Campione - c. 1375, Campione), mid-14th century
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