BÂTON DE HÉRAUT D'ARMES PORTÉ AU SACRE DE…

Lot 52
80 000 - 120 000 €
Résultat: 75 000 €

BÂTON DE HÉRAUT D'ARMES PORTÉ AU SACRE DE…

BÂTON DE HÉRAUT D'ARMES PORTÉ AU SACRE DE L'EMPEREUR NAPOLÉON IER Bâton de héraut d'armes, dont le corps en bois tourné est recouvert de velours de soie violet, semé de trente abeilles en laiton doré réparties en quatre colonnes: deux de sept et deux de huit. Il est sommé de la couronne impériale dite «de Charlemagne» en laiton ajouré et doré, à huit arches hissant de fleurons; arches et bandeau sont ornés de joyaux sur fond amati. La couronne repose sur un bandeau ciselé de feuilles d'eau. À sa base est fixé un embout à double bordure en relief et fond très légèrement bombé, en laiton doré. Longueur: 76,5 cm - Diamètre: 3,25 cm. (Le corps en bois: 72,5 cm x 3,05 cm) France, vers 1804. PhM + JCP État de conservation: bon. Décoloration uniforme du velours et usures laissant largement apparaître la trame; les pointes fixant la couronne et l'embout manquent. NOTE - Membres de la Maison civile de l'Empereur, les hérauts d'armes étaient au nombre de quatre: Sallengro, Zimmerman (remplacé en 1810 par Audran), Pascal et Larcher. Ils étaient dirigés par le capitaine Duverdier, chef des hérauts d'armes (parfois appelé roi d'armes, par analogie avec l'Ancien Régime), et dépendaient du grand maître des cérémonies, le comte de Ségur. Le costume du chef des hérauts d'armes nous est connu par le dessin original du projet d'Isabey, intitulé «habillement d'un Roy d'armes», conservé au musée du Louvre (fond dessins, numéro d'inventaire REC27 recto); les détails du costume sont manuscrits au crayon dans la marge. Il s'inspirait de la tenue du Roy d'armes d'Ancien Régime; le tabard fut remplacé par une tunique serrée à la taille par une large ceinture, brodée sur la poitrine de trois aigles sommées d'une couronne, et d'une aigle sur chaque manche; l'insigne de sa fonction était un bâton sommé d'une couronne. Le dessin fut ensuite gravé par Massard, après modification du glaive et du bâton, selon les modèles retenus, et avec un nouveau visage, vraisemblablement le portrait du capitaine Duverdier. Ainsi, sur le dessin d'Isabey et Fontaine, gravé par Pauquet & Delignon et intitulé «Le Serment», le capitaine Duverdier est parfaitement représenté et identifié; au bas des marches du trône, son bâton couronné et semé d'abeilles reposant sur la hanche, il s'apprête à proclamer: «Le très glorieux et très auguste Empereur, Napoléon, Empereur des Français, est couronné et intronisé; vive l'Empereur». Par contre, la tenue portée par les quatre hérauts est plus incertaine. Sur le même dessin, deux autres hérauts sont représentés: l'un de dos, à côté d'un mameluk, portant une tunique ornée d'une seule aigle, et l'autre de face, portant la même tunique à trois aigles que le chef des hérauts et un bâton couronné. Sans autres documents ni témoignages, il est donc difficile de définir avec certitude et précision leur tenue et emblèmes respectifs. Toutefois, l'existence d'une hiérarchie entre les hérauts et leur chef permet d'avancer que leur insigne de fonction devait les distinguer: un bâton couronné pour le chef et un bâton simple pour les quatre hérauts. Michel Duverdier (puis sous la Restauration Duverdier de Vauprivas), capitaine, chef des hérauts d'armes. Né à Metz le 30 juin 1758, mort après 1830. Il débuta sa carrière dans la cavalerie de la Garde de Paris où il servit de 1777 à 1789, puis il passa, avec le grade de capitaine aide major, à la Garde Nationale Parisienne soldée, et il fut à l'affaire de Nancy le 31 août 1790. De 1791 à 1793, il servit à l'armée du Nord comme capitaine au 104e régiment d'infanterie et s'illustra à Jemmapes où il dégagea son colonel d'un escadron de hussards ennemis, et à Nerwinden où il sauva plusieurs drapeaux que les fuyards abandonnaient. À la suite de la défection du général Dumouriez, il passa à l'Armée de Condé et servit dans le régiment des Chasseurs Nobles puis à l'état-major de l'armée jusqu'en 1797. Rentré en France, il servit au 2e régiment de hussards à pieds. En 1804, il fut choisi pour être le chef des hérauts d'armes, et c'est lui qui, lors du Sacre, proclama l'Empereur. Lors de la Restauration il fut premier héraut d'armes, puis Roy d'armes de France après 1826. Émile Marco de Saint-Hilaire, dans ses «Mémoires d'un Page de cour impériale 1804-1815», dit de lui: «un des plus beaux hommes de France, peut-être; l'empereur, sois dit sans épigramme, pensa plus d'une fois à lui pour en faire le tambour-major de son premier régiment de la garde». Si deux glaives de hérauts d'armes sont aujourd'hui conservés en des mains privées, aucun autre bâton de hérauts d'armes du Premier Empire n'est répertorié à ce jour
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